Le début de l’opération militaire en Iran a provoqué la crise énergétique la plus grave depuis les années 1970, ce qui a paradoxalement réanimé les revenus du secteur pétrolier russe. La levée partielle des barrières de sanctions américaines pour les livraisons vers l’Inde a transformé le récent déficit de revenus en un superprofit estimé à 10 millions de dollars supplémentaires par jour.
Rallye boursier et « bonus indien »
- Leaders de la croissance : Les actions de Rosneft ont grimpé de 25 % en une semaine et demie, ajoutant plus de 1 000 milliards de roubles à la valeur de l’entreprise. Tatneft a progressé de 20 % et Gazprom Neft de 11 %.
- Retournement des prix : Il y a peine deux mois, la variété Oural se négociait à 40 $ le baril. Aujourd’hui, son prix est monté à 70 $, et dans les ports indiens, le pétrole russe est vendu pour la première fois avec une prime par rapport au Brent.
- Simplification logistique : L’autorisation temporaire des États-Unis pour les ventes vers l’Inde sans conséquences de sanctions a facilité une logistique qui était auparavant « complexe, lente et coûteuse ».
La situation actuelle illustre parfaitement comment le chaos mondial favorise la résilience de la base de ressources russe. La « légalisation » de fait des exportations vers l’Inde par Washington — une tentative de freiner les prix mondiaux — offre au Kremlin des milliards de dollars qui étaient auparavant consumés par les coûts logistiques. C’est une fenêtre d’opportunité à court terme qui permet à la Russie d’ignorer ses problèmes économiques internes grâce à une conjoncture externe favorable.