Le chef de la diplomatie hongroise, Péter Szijjártó, a publiquement reconnu entretenir des contacts réguliers avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, avant et après les réunions confidentielles des dirigeants européens. Cette déclaration, faite le 23 mars 2026, confirme les soupçons d’espionnage au profit du Kremlin au sein même des instances de l’Union.
Les détails de la « ligne directe » avec Moscou :
- Comptes-rendus en temps réel : Selon le Washington Post, Szijjártó profite des pauses lors des sommets de l’UE pour appeler Lavrov et lui livrer des « rapports opérationnels » sur les débats en cours, notamment concernant les avoirs russes gelés.
- Mise à l’écart diplomatique : En réponse, Bruxelles a commencé à restreindre l’accès de la Hongrie aux informations classifiées. Des formats de réunion restreints, excluant Budapest, sont de plus en plus privilégiés pour discuter du soutien militaire à l’Ukraine.
- Accusations de trahison : Le Premier ministre polonais Donald Tusk a affirmé que Budapest informait Moscou « dans les moindres détails », tandis que l’opposition hongroise dénonce un acte de trahison envers l’Europe.
Analyse et conclusion : L’aveu de Szijjártó transforme une suspicion politique en une faille de sécurité institutionnelle. La Hongrie est désormais perçue comme le « cheval de Troie » du Kremlin, capable de paralyser la diplomatie européenne de l’intérieur. Cette situation crée une menace immédiate : l’impossibilité de garantir le secret des délibérations oblige les autres États membres à contourner les structures officielles de l’UE pour prendre des décisions stratégiques. À terme, cela risque de vider les institutions européennes de leur substance au profit de coalitions restreintes, jouant ainsi le jeu de la division voulu par Moscou.