À la Douma d’État de la RF, la rhétorique agressive à l’égard des pays baltes s’intensifie, s’accompagnant de la préparation d’une base législative pour le recours à la force militaire. Le premier vice-président du comité pour les affaires de la CEI, Constantin Zatouline, a déclaré que la Lettonie et l’Estonie auraient rompu les promesses faites lors de leur sortie de l’URSS, en créant l’institution des « non-citoyens » et en s’enfonçant dans la « russophobie ». Selon les estimations du député, au moment de l’accession à l’indépendance, les « non-citoyens » représentaient 30 % de la population en Estonie et 40 % en Lettonie.
Analyse de la résilience et des risques : De telles déclarations de Zatouline ne sont pas de simples revendications historiques, mais une préparation idéologique à une éventuelle escalade. La thèse de la « tromperie de la population russe » et des « humiliations » est utilisée pour justifier un nouveau projet de loi qui élargit les pouvoirs de Vladimir Poutine pour l’utilisation de troupes à l’étranger en cas de « persécution des Russes ». Le document a déjà été approuvé en première lecture. Pour l’Europe, c’est le signal que le Kremlin réanime le scénario utilisé pour l’agression contre l’Ukraine, transformant la protection des compatriotes en un prétexte universel pour violer la souveraineté des voisins. Le président de la Douma, Viatcheslav Volodine, confirme directement cet objectif, appelant à « refroidir les têtes brûlées » dans les pays baltes.
Bilan : La Russie crée méthodiquement des mécanismes juridiques et propagandistes pour une attaque potentielle contre les pays de l’OTAN, utilisant le statut de la population russophone comme un outil de chantage politique et de déstabilisation militaire de l’UE.