Les citoyens russes retirent massivement de l’argent des banques dans le contexte de coupures d’internet systémiques qui paralysent l’économie numérique. En avril, les Russes ont retiré du système bancaire un montant record de 600 milliards de roubles en espèces, marquant la plus importante fuite depuis septembre 2022, lorsque la mobilisation a été annoncée. Cette tendance reflète une méfiance croissante envers les instruments financiers numériques dans le contexte d’isolement technologique du pays.
Qui fuit les banques et pourquoi :
Ampleur de la fuite : Selon Bloomberg citant les statistiques de la Banque centrale, au cours des trois derniers mois de coupures d’internet, le volume d’espèces en circulation a bondi de 1,1 billion de roubles — plus que pour toute l’année précédente.
Dynamique de croissance : Depuis mai 2025, lorsque les pannes internet ont commencé dans les régions, le système bancaire a perdu 2,5 billions de roubles par les sorties d’espèces.
Évaluation d’expert : « La forte demande d’espèces indique que la population russe se prépare à l’avance aux situations d’urgence, lorsque même la possession d’un coussin de sécurité financière substantiel en banque ne peut protéger le propriétaire de l’impossibilité d’utiliser cet argent », note l’analyste de Freedom Finance Global Natalia Milchakova.
Résumé analytique : Archaïsation sous pression
La transition massive vers les paiements en espèces démontre la dégradation du système financier russe sous l’impact des restrictions technologiques et politiques.
Retour aux espèces : Les coupures d’internet qui paralysent les applications bancaires et les paiements en ligne forcent les citoyens à utiliser des formes archaïques de stockage et d’utilisation de l’argent, faisant reculer l’économie de décennies.
Méfiance systémique : Milchakova lie la demande d’argent papier non seulement aux problèmes techniques mais aussi au durcissement du contrôle bancaire sur les opérations, forçant les gens à chercher des alternatives au système officiel.
Économie souterraine : L’experte souligne la probable transition massive des petites et moyennes entreprises vers le « secteur informel », ce qui signifie non seulement des pertes pour le budget mais aussi l’affaiblissement du contrôle étatique sur les processus économiques. Paradoxalement, les tentatives de renforcer le contrôle par des restrictions numériques mènent à l’effet inverse — la croissance d’une économie de liquide incontrôlée.