Expulsion pour espionnage : l’Autriche se débarrasse de la « forêt d’antennes » et de trois diplomates de la RF

L’Autriche a déclaré trois diplomates russes personae non gratae en raison d’activités incompatibles avec leur statut diplomatique. La ministre des Affaires étrangères du pays, Beate Meinl-Reisinger, a expliqué que la raison en était une « forêt d’antennes » sur les toits des bâtiments de la mission diplomatique russe à Vienne, qui aurait été utilisée pour la collecte illégale d’informations et l’interception de données. « Il est inacceptable d’utiliser l’immunité diplomatique pour commettre des actes d’espionnage », a souligné la cheffe de la diplomatie, confirmant que les trois représentants ont déjà quitté le pays.

Pour le monde démocratique et l’UE, cet incident confirme la transformation des ambassades russes en bases avancées de renseignement technique. Selon les enquêtes du Financial Times (FT), alors que toutes les missions diplomatiques utilisent des antennes paraboliques pour les communications, les antennes russes sont activement utilisées pour cibler divers satellites afin d’intercepter des signaux. Un cas survenu en février est révélateur : à la veille de la Conférence de Munich sur la sécurité, l’une des plus grandes antennes a été réorientée, avant de retrouver sa position initiale dès la fin de l’événement. Au cours des deux dernières années, les services de renseignement occidentaux ont enregistré l’installation de nouveaux dispositifs suspects sur les toits de bâtiments appartenant à la RF.

Bilan : Les actions de Vienne signalent la fin de l’ère du « traitement spécial » réservé à Moscou en Autriche. L’identification d’une infrastructure d’espionnage sous couvert de diplomatie démontre que la RF considère les capitales européennes comme une zone d’opérations de renseignement actives, ce qui exige de la part des pays de l’OTAN et de l’UE une répression sévère des abus du droit international.

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