Le ministère russe des Affaires étrangères accuse l’Europe de préparer la prise de Kaliningrad
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Grouchko, a déclaré que les pays européens, dans le cadre des exercices de la Force expéditionnaire conjointe (JEF) dirigée par le Royaume-Uni, s’entraînent à des scénarios de blocus maritime et de prise de force de la région de Kaliningrad. Principaux points de la déclaration du ministère russe des Affaires étrangères : Synthèse analytique Les déclarations d’Alexandre Grouchko reflètent le niveau de tension critique dans la région de la mer Baltique qui, après l’élargissement de l’OTAN, est devenue de fait une « mer intérieure » de l’Alliance. Dans cette configuration, l’enclave de Kaliningrad est la partie la plus isolée de la Fédération de Russie, ce qui pousse Moscou à réagir vivement à toute manœuvre des forces occidentales. L’accent mis sur la Force expéditionnaire conjoin (JEF) est important car cette structure, sous commandement britannique, est orientée vers un déploiement ultra-rapide. Du point de vue du ministère russe des Affaires étrangères, cela fait de la JEF un outil potentiel pour l’isolement de l’exclave. La rhétorique autour de l’opération « Baltic Sentinel » montre que les mesures de l’OTAN pour protéger les câbles sous-marins sont perçues par Moscou comme une tentative de légaliser le contrôle de la navigation commerciale russe. En 2026, la question du transit vers Kaliningrad reste un déclencheur majeur : Moscou interprète tout exercice à proximité de ces routes comme une préparation directe à un siège économique et militaire de la région. Ces déclarations du ministère servent d’avertissement officiel : la Russie considère l’activité de la JEF comme une menace pour son intégrité territoriale.