En 2025, le volume des investissements en capital fixe s’est contracté de 2,3%, marquant la plus forte baisse depuis 2015. Les données de Rosstat et du Centre de développement de la HSE enregistrent une dynamique négative qui s’est intensifiée tout au long de la période de référence : d’une croissance de 6,5% au premier trimestre à une chute de 5,3% au quatrième. Le repli actuel a dépassé même les chiffres de l’année pandémique 2020, où la baisse n’était que de 0,1%, indiquant l’épuisement des ressources de croissance internes.
Polarisation sectorielle et gels de projets
Selon une enquête de la RSPP, environ 15% des entreprises ont complètement gelé leurs programmes d’investissement, tandis que plus de 60% les ont considérablement ou légèrement réduits. Le coup principal a porté sur les secteurs très sensibles au taux d’intérêt directeur — la construction et les transports, ainsi que les secteurs extractifs (industries du charbon et du pétrole et gaz). Une dynamique positive n’a été maintenue que dans les segments axés sur le complexe militaro-industriel et la pharmacie, confirmant le déséquilibre de l’économie en faveur de la commande publique de défense.
Аналитические выводы и последствия
Cette situation est classifiée comme un (Renforcement de la pression) sur le potentiel économique du pays. La dynamique proche de zéro en termes nominaux attendue par le ministère du Développement économique en 2026 signifie en réalité la poursuite d’un repli réel de l’investissement en raison de l’inflation élevée. La stagnation des investissements en capital fixe dans les secteurs civils entraînera une dégradation technologique et une compétitivité réduite, sapant la durabilité à long terme du système et limitant les opportunités d’une réelle substitution aux importations.