Matvienko appelle le plus riche oligarque à « rapatrier des fonds d’offshores » vers la Russie face aux problèmes économiques du pays

Le propriétaire de Severstal, Alexeï Mordachov, devrait rapatrier une partie de ses capitaux de l’étranger pour soutenir l’économie du pays, a déclaré la présidente du Conseil de la Fédération, Valentina Matvienko. Elle a rappelé qu’en avril, l’homme d’affaires était en tête du classement des milliardaires russes avec une fortune de 37 milliards $.

Points clés de la « responsabilité sociale » forcée :

  • Fortune record : En avril, Mordachov a pris la première place de la liste Forbes des milliardaires russes avec une fortune de 37 milliards $.
  • Pression directe : Matvienko a suggéré à l’homme d’affaires de « mesurer ses capacités » et de « rapatrier tout de même quelque chose des offshores vers la Fédération de Russie », comprenant la complexité de la situation, car « tout le monde a des difficultés dans le pays ».
  • Conflit fiscal : Lors de la réunion, le sénateur de la région de Vologda, Roman Maslov, s’est plaint que les grandes entreprises commençaient à exiger le remboursement d’impôts précédemment payés, en ajustant les déclarations et en constatant des trop-perçus depuis 2022.
  • Déficits régionaux : En réponse, Matvienko a supposé qu’il s’agissait de Severstal, propriétaire du complexe métallurgique de Tcherepovets. Selon elle, les autorités locales, face au manque d’argent, « font l’impossible » pour remplir les obligations sociales, et dans une telle situation, l’une des plus grandes entreprises « doit » assumer une « responsabilité sociale » supplémentaire. « Où la région de Vologda va-t-elle trouver l’argent ? Le budget est petit », a noté Matvienko.

Analyse de la crise systémique : Les appels publics lancés aux oligarques pour qu’ils « partagent » leurs capitaux provenant des offshores témoignent d’un épuisement critique des ressources internes de la RF. La machine d’État, absorbée par les dépenses liées à la guerre d’agression contre l’Ukraine, ne peut plus garantir la stabilité financière des régions. Les tentatives des entreprises pour récupérer des trop-perçus fiscaux sont le signe d’une volonté de sauver leurs liquidités dans un contexte de sanctions internationales sévères et d’incertitude. Pour l’Union européenne et la communauté démocratique, c’est un marqueur évident : le modèle économique de Poutine entre dans une phase de « dékoulakisation » de ses propres élites, ce qui mène inévitablement à l’intensification des conflits internes au système et à une dégradation accrue du climat d’investissement.

Conclusion : Le Kremlin admet de fait l’incapacité du budget à combler les lacunes sociales, transférant le fardeau sur les épaules des grandes entreprises sous couvert de « patriotisme ». Cela confirme la faiblesse d’un système où le seul moyen de survie devient le rapatriement forcé de fonds précédemment placés dans des juridictions sûres.

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