Aviation : Le plan de production des avions russes réduit et reporté à 2035

L’ambitieux programme de relance de l’industrie aéronautique civile, dont le Kremlin espérait des centaines de paquebots nationaux pour remplacer les appareils occidentaux, est à nouveau reporté. Le plan actualisé de la United Aircraft Corporation (OAK) prévoit désormais la production d’environ 570 appareils d’ici 2035. Cela représente un retard de cinq ans par rapport à l’échéance initiale de 2030 et une réduction de moitié des objectifs de volume.

Comparaison entre plan et réalité :

  • Plan initial (2022) : Plus de 1 000 avions d’ici 2030 (dont 609 par l’OAK).
  • Plan actualisé (2026) : ~570 avions d’ici 2035.
  • Production réelle (2022-2025) : Seulement 13 appareils livrés (12 Superjets et un Tu-214 utilisé par le gouvernement).

Détails de la première tranche (70 appareils) :

  • MS-21 : 18 unités.
  • SSJ-New (sans composants importés) : 42 unités.
  • Tu-214 : 11 unités.
  • Il-114-300 : 3 unités.

Synthèse analytique :

Le glissement systématique des calendriers de production est devenu une pathologie chronique de l’aéronautique russe. Le report à 2035 est un aveu d’impuissance face à l’incapacité de lancer une production en série de paquebots modernes sous un régime de sanctions totales.

Impasse technologique : Le verrou principal reste l’absence de production en série de moteurs entièrement russes (le PD-14 pour le MS-21 et le PD-8 pour le Superjet) ainsi que de l’avionique de bord. En quatre ans d’« substitution aux importations », l’industrie n’a pas réussi à passer de l’assemblage de prototypes isolés à une ligne de production fonctionnelle.

Pénurie de sièges à l’horizon : Pendant que l’OAK dessine des plans pour la prochaine décennie, la flotte actuelle d’avions occidentaux (Boeing et Airbus) continue de se dégrader. D’ici 2035, la majorité de ces appareils seront cloués au sol faute de maintenance. Les 570 nouveaux avions promis ne suffiront pas physiquement à couvrir les besoins de transport du pays, ce qui entraînera une hausse des prix et une réduction drastique du réseau domestique.

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